21 January at the Thomas Sankara Centre for African Liberation and Unity,

Ouagadougou, Burkina Faso

Ladies and Gentlemen, journalists, distinguished guests in your ranks,

It’s a real pleasure and honour for us to have you at the Centre Thomas Sankara for this press conference dedicated to raising the voice of our country’s pan-Africanists in support of the martyred brother people of Chad, the land of Toumaï, the ancestor of humanity.

Some may ask why we, the people of Burkina Faso, want to support our Chadian brothers and sisters. First of all, we are super-exploited countries within the framework of the global capitalist system, subjected to neo-colonial regimes for years despite our efforts and our struggles. We share the same destiny as Africans fighting for the unity of our great continent after it was divided by colonisers gathered in Berlin in 1884. But above all, we have lived the terrible reality of French colonisation, which for several hundred years has sought by every means possible to perpetuate itself on our territories, with its attendant suffering and dehumanisation.

We have learned of the commitment of our African brothers and sisters in Chad and their appeal launched on 28 September 2023 giving French forces three months to leave Chadian soil. They are confronting this Francafrique policy that has kept this sister country in instability and disunity among its sons and daughters. We are also aware of the manoeuvres of these French forces, in particular through intimidation and threats, as well as the installation of a new air base, in total contradiction with the expressed will of the Chadian people and official declarations by France.

We have also taken note of the desire expressed by these same people to join their Sahelian brothers and sisters within the framework of the Alliance of Sahel States (AES), bringing together the destinies of these peoples who have been martyred by more than five centuries of domination, dehumanisation and violation of the rights and freedoms of our peoples.

The African brothers and sisters of Chad have decided to take their destiny into their own hands. They are in the process of confronting the same forces that have been imposed on us by a terrorism created and supported by these forces of evil, these wolves in sheep’s clothing. The fate of these people is at stake, and we African brothers and sisters in Niger, Mali and Burkina Faso cannot remain indifferent to the struggle being waged by our brothers and sisters in Chad.

We hereby solemnly declare our unwavering support for the African peoples of Chad. We tell them that they are on the right path to liberation, peace and peaceful coexistence by taking up this fight against neo-colonialism. We warn the dark forces and their henchmen against all attempts at intimidation and violence, as the colonialists did so well during the colonial period.

We also call on the authorities of the Alliance of Sahel States “not to remain indifferent to the struggle of the brotherly African people of Chad. We understand that the struggle for liberation and pan-Africanism is a mass struggle. It is the struggle of the people, the workers and the farmers. The Chadian people have a natural right to a leadership that submits to the interest and will of the masses. Within the AES, we have leaders whom we are proud to say represent our needs and desires, responding to calls emanating first and foremost from the grassroots.

Finally, we would like to ask you, journalists, men and women of the media, pan-Africanists and anti-imperialists, to remain vigilant by putting in place a watch so that the exactions of occult forces against defenceless populations do not go unpunished.

Our ultimate goal is simple: the total liberation and complete unification of Africa. Until Africa is free of neo-colonialism and unified, none of us will be free. We call on all Africans throughout the world to stand firmly by Chad.

Today the AES, tomorrow the United States of Africa!


Mesdames et Messieurs les Journalistes, 

Chers invités en vos rangs, grades et qualités, 

Chers membres. 

C’est pour nous un réel plaisir et honneur de vous avoir dans cette salle de CentreThomas Sankara à l’occasion de cette conférence de presse dédiée à porter haut la voix des panafricanistes de notre pays en soutien au peuple frère martyr du Tchad, pays de Toumaï, ancêtre de l’humanité, d’après certaines recherches. 

Certains se demanderont pourquoi nous peuple du Burkina voulons apporter ce soutien à nos frères Tchadiens. Ce soutien relève de l’évidence : nos deux peuples vivent le même problème, ils sont tout d’abord des pays les pays super exploités dans le cadre du système capitaliste mondial soumis à un régime néocolonial pendant des années malgré nos efforts et nos luttes Nous partageons les mêmes destins en tant qu’Africains qui se battent pour l’unité de notre grand continent après notre division par des colons regroupés à Berlin en 1884. . Mais surtout, nous vivons la terrible réalité de cette colonisation française qui, depuis plusieurs centenaires, cherche par tous les moyens à se perpétuer sur nos territoires, avec ses lots de souffrance et de déshumanisation. 

Nous avons appris l’engagement de nos frères africains du Tchad et leur appel lancé depuis le 28 septembre 2023 donnant un délai de trois mois aux forces françaises de quitter le sol Tchadien. Ils font face à cette politique françafricaine qui a maintenu ce pays frère dans l’instabilité et la désunion de ses fils. Nous avons pris connaissance également des manigances de ces forces françaises, notamment via de l’intimidation et des menaces ainsi que l’installation d’une nouvelle base aérienne, en totale contradiction avec la volonté exprimée par le peuple tchadien et des déclarations officielles de la France. 

Nous avons également pris connaissance de la volonté exprimée par ce même peuple de rejoindre leurs frères sahéliens dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel, concrétisant l’unité des destins de ces peuples martyrs de plus de cinq siècles de domination, de déshumanisation et de violation des droits et libertés de nos peuples. 

Les frères africains du Tchad ont décidé de prendre leur destin en main. Ils sont en train d’affronter les mêmes forces qui nous ont été imposées par un terrorisme créé et soutenu par ces forces du mal, ces loups qui se présentent sous la peau d’agneau. Le destin de ce peuple se joue et nous frères africains du (Niger, Mali, Burkina) ne pouvons rester indifférent à cette lutte engagée par nos frères du Tchad.

Aussi, nous venons par la présente solennellement apporter notre soutien indéfectible aux peuples africains du Tchad. Nous leurs disons qu’ils sont sur le bon chemin de leur libération, de la paix et de la cohabitation pacifique en engageant ce combat contre le néo-colonialisme. Nous mettons en garde les forces obscures et leurs valets contre toutes tentatives d’intimidations et de violences comme l’ont si bien exprimés les colons durant la période coloniales. 

Nous demandons également aux Autorités de l’Alliance des États du Sahel à ne pas rester indifférents à la lutte du peuple frère africain du Tchad. Nous comprenons que la lutte pour la libération et le panafricanisme est une lutte de masse. C’est la lutte du peuple, du travailleur et de l’agriculteur. Le peuple tchadien a un droit naturel à une direction qui se soumet à l’intérêt et à la volonté des masses. Au sein de l’AES, nous avons des dirigeants dont nous sommes fiers de dire qu’ils représentent nos besoins et nos désirs, en répondant aux appels émanant avant tout de la base. 

Enfin, nous voudrions vous demander à vous, journalistes, hommes et femmes de médias, panafricanistes et anti-impérialistes, de rester vigilants en mettant en place une veille pour que les exactions des forces occultes contre des populations sans défense ne restent pas impunies. 

Notre objectif final est simple : C’est la libération totale et l’unification complète de l’Afrique. Tant que l’Afrique ne sera pas libérée du néocolonialisme et unifiée, aucun d’entre nous ne sera libre. Nous appelons tous les Africains du monde entier à se tenir fermement aux côtés du Tchad. 

Aujourd’hui l’AES, demain les Etats-Unis d’Afrique !