Burkina Faso Stands with Cuba Amidst Media War

Remarks to be delivered by the Thomas Sankara Center for African Liberation and Unity on 11 April 2024 before the press.

The Thomas Sankara Center and the Burkinabe section of the All-African People’s Revolutionary Party (A-APRP) are meeting today to express our unwavering support for the Cuban nation in the face of the media campaign waged by imperialist forces to demonise the Cuban government and the Cuban revolutionary process. This negative propaganda against Cuba comes in the wake of demonstrations in the city of Santiago de Cuba by civilians rightly frustrated by shortages of fuel, electricity and other products. The Thomas Sankara Center and A-APRP understand that one can never speak of shortages in Cuba without first speaking of the economic, commercial and financial blockade imposed by the United States, which represents the major obstacle to the development and well-being of the Cuban people.

Since its introduction on February 3, 1962, the blockade has had devastating repercussions on the Cuban economy, with losses estimated at over $144 billion between 1962 and 2020. Several sectors have suffered considerable damage, including education, foreign trade, industry, etc., amounting to several billion dollars in just one year.

The US government reinforced the blockade, adding new sanctions and placing Cuba on the list of state sponsors of terrorism. These measures were widely condemned by the international community, including the United Nations General Assembly, which voted overwhelmingly to lift the blockade.

The recent demonstrations in Cuba must not be distorted or manipulated by outside forces to promote destabilizing agendas. We strongly denounce the interference of the US administration and its embassy, which are spreading misleading messages and exploiting these events to justify their oppressive policies.

The support of friendly political forces, social movements and solidarity organizations around the world is essential to counter attempts to distort Cuban reality and discredit the revolution and its leaders.

As an organization based in Burkina Faso, a member of the Alliance of Sahel States (AES), we know all too well the power of imperialist media propaganda. We also know what it’s like to see our struggles for sovereignty and self-determination undermined by reactionary forces seeking to destabilize our struggle to line their own pockets with our wealth and labor. Make no mistake about Cuba. The U.S. aggresses against Cuba for its own economic gain, as imperialist forces have long enriched their ruling classes by subjecting African, Asian and Latin American nations to neo-colonial rule. The US ruling class hates Cuba for the same reason the French ruling class hates the AES: we refuse to be their neo-colonies. We refuse to submit to their domination and ardently defend our right to determine our own course in the best interests of our people. 

Burkina Faso and the AES will continue to look to Cuba and learn from Cuba, which has for so long defended its revolution in the face of economic and psychological attacks. Cuba is a long-standing friend of the African peoples and of humanity as a whole. No reactionary propaganda will slow them down. Long live Cuba today! Long live Cuba tomorrow!

La patrie ou la mort, nous vaincrons

Patria o muerte, venceremos


Le Centre Thomas Sankara et la section burkinabè du Parti révolutionnaire de tous les peuples africains (PRTPA) se réunissent aujourd’hui pour exprimer leur soutien indéfectible à la nation cubaine face à la campagne médiatique menée par les forces impérialistes pour diaboliser le gouvernement cubain et le processus révolutionnaire cubain. Cette propagande négative à l’égard de Cuba intervient au lendemain de manifestations organisées dans la ville de Santiago de Cuba par des civils frustrés, à juste titre, par les pénuries de carburants, d’électricité et d’autres produits. Le Centre Thomas Sankara et le PRTPA comprennent qu’on ne peut jamais parler de pénuries à Cuba sans d’abord parler du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis qui représente l’obstacle majeur au développement et au bien-être du peuple cubain.

Depuis son instauration le 3 février 1962, ce blocus a eu des répercussions dévastatrices sur l’économie cubaine avec des pertes estimées à plus de 144 milliards de dollars de 1962 à 2020. Plusieurs secteurs ont subi des dommages considérables notamment l’éducation, commerce extérieur, l’industrie, etc. s’élevant à plusieurs milliards de dollars en seulement un an.

Le gouvernement américain a renforcé ce blocus ajoutant de nouvelles sanctions plaçant Cuba sur la liste des pays soutenant le terrorisme. Ces mesures ont été largement condamnés par la communauté international, y compris l’Assemblée générale des Nations unis qui a voté à une écrasante majorité pour la levée du blocus.

Les récentes manifestations à Cuba ne doivent pas être détournées ni récupérées par des forces extérieures pour promouvoir des agendas déstabilisateurs. Nous dénonçons fermement l’ingérence de l’administration états-unienne et de son ambassade, qui diffusent des messages trompeurs et exploitent ces événements pour justifier leur politique oppressive.

Le soutien des forces politiques amies, des mouvements sociaux et des organisations de solidarité dans le monde est essentiel pour contrer les tentatives de dénaturer la réalité cubaine et de discréditer la révolution et ses dirigeants.

En tant que organisation installée au Burkina Faso, membre de l’Alliance des États du Sahel (l’AES), nous connaissons très bien le pouvoir de la propagande des médias impérialistes. Nous savons aussi ce que c’est que de voir nos luttes pour la souveraineté et l’autodétermination sapées par des forces réactionnaires qui cherchent à déstabiliser notre lutte pour se remplir les poches de nos richesses et de notre travail. Ne nous méprenons pas sur le cas de Cuba. Les États-Unis agressent Cuba dans leur propre intérêt économique, car les forces impérialistes ont longtemps enrichi leurs classes dirigeantes en soumettant les nations africaines, asiatiques et latino-américaines à un régime néocolonial. La classe dirigeante des États-Unis déteste Cuba pour la même raison que la classe dirigeante française déteste l’AES : nous refusons d’être leurs néo-colonies. Nous refusons de nous soumettre à leur domination et nous défendons ardemment notre droit à déterminer notre propre voie dans le meilleur intérêt de notre peuple. 

Le Burkina Faso et l’AES continueront à regarder vers Cuba et à apprendre de Cuba qui a si longtemps défendu sa révolution face aux attaques économiques et psychologiques. Cuba est un ami de longue date des peuples africains et de l’humanité tout entière. Aucune propagande réactionnaire ne leur ralentira. Vive Cuba aujourd’hui ! Vive Cuba demain !

La patrie ou la mort, nous vaincrons

Patria o muerte, venceremos